Italie : la nécessaire réforme scolaire

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Italie : la nécessaire réforme scolaire

Message  Giovanni le Ven 6 Fév - 19:18:15

Un important mouvement lycéen et étudiant secoue actuellement l’Italie. Comme l’ont souligné d’autres articles de NOVOpress, ce mouvement est original par la place qu’y prennent les organisations étudiantes de la droite radicale, notamment le Blocco Studentesco romain.
Mais, quelle que soit la sympathie que l’on puisse éprouver pour cette droite antagoniste, notamment dans son bras de fer avec les syndicats gauchistes, il ne faut pas se tromper : la réforme scolaire en cours en Italie est plutôt une bonne réforme.
Deux mesures font l’objet de la contestation lycéenne :
- le décret Gelmini, désormais entériné par le Parlement, qui concerne principalement l’école primaire,
- la loi de finances pour l’éducation, ou “Legge 133” (Loi 133).
La réforme du primaire voulue par Mariastella Gelmini (photo ci-contre), ministre de l’Éducation, comporte cinq points principaux.
Le retour à l’instituteur unique par classe. Depuis 1990, les écoliers italiens ont en effet trois instits qu’ils partagent avec une autre classe. Ce système étrange avait été inventé par la gauche en 1990 pour éviter de supprimer des postes d’enseignants du fait de la crise démographique transalpine.
Le retour des notes sur 10 en primaire et au collège (au lieu de simples commentaires des enseignants) pour permettre aux parents de mieux comprendre le parcours de leurs enfants.
Le retour d’une note de discipline, pouvant ouvrir la voie au changement d’établissement des élèves les plus dissipés.
Le recrutement des instituteurs sur base régionale et non plus nationale, nouveauté voulue par la Ligue du Nord pour favoriser la mise en place d’une véritable autonomie locale en matière d’enseignement.
La mise en place d’un plan de financement extraordinaire pour achever la mise aux normes de sécurité des bâtiments scolaires.
La Legge 133 prévoit quant à elle une réduction des dépenses et le développement des partenariats universités/entreprises. Il faut bien avoir à l’esprit qu’en Italie, encore plus qu’en France, les universités débordent d’étudiants sans débouchés qui finissent par accepter à 30 ans des métiers sous-qualifiés pour 1000 euros par mois.
Discipline, autonomie, efficacité : autant de lignes de force de ces mesures, sans aucun doute insuffisantes pour remettre pleinement à niveau le système éducatif italien, mais qui ne peuvent néanmoins que lui faire du bien. Même si les lycéens nationalistes italiens, marqués par le culte de l’État fort et égalitaire, en jugent autrement.

Giovanni
Invité


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