JARI KURRI Vol 3

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JARI KURRI Vol 3

Message  jimmyolsen le Dim 25 Mai - 23:52:20



La "dolce vita" milanaise...

Il a un nouveau désir, celui de retrouver Wayne Gretzky, son ex-coéquipier mais aussi ami, pour reformer le duo de légende. Mais les Oilers ne veulent évidemment pas l'échanger, et ils ne peuvent pas non plus lui offrir le salaire faramineux qu'il réclame. Les liens sont rompus, et Jari Kurri retourne en Europe, ce qui lui permettra de disputer les championnats du monde qui se tiendront à Helsinki. L'étrangeté, c'est qu'il choisit l'Italie, et les Devils de Milan, club du baron des médias - et pas encore de la politique - Silvio Berlusconi. Le président du Milan AC ne connaît rien au hockey sur glace, et il ne s'intéresse que de très loin à ses Devils, juste pour savoir s'ils sont champions ou non, mais ses ordres sont simples : recruter le meilleur joueur disponible. Sa piétaille s'exécute et Kurri empoche le plus gros salaire jamais versé dans le championnat italien, plus d'un demi-million de dollars.

Mais les Devils ne se sentent pas payés en retour. Jari administre une leçon de modestie à ses coéquipiers lorsque ceux-ci se chamaillent pour des casiers en pestant contre des vestiaires pas encore terminés, et qu'il arrive avec son calme coutumier et prend une chaise pour se changer sans broncher au lieu de faire des caprices de star. Mais on attend de lui qu'il soit productif, et il n'est que le quinzième marqueur en saison régulière et le septième en play-offs, moins bien qu'en NHL ! Le problème, c'est que si sur le plan personnel, il passe une année tranquille avec peu de rencontres et des déplacements courts, sur le plan du hockey en revanche, il ne savait pas où il mettait les pieds. Si aucun joueur ne peut rivaliser avec son talent, beaucoup fanfaronnent à l'idée de se frotter à la vedette et ne lui épargnent aucun coup de crosse, avec la complicité d'un arbitrage médiocre. Pas vraiment la dolce vita... Les Italo-Canadiens continuent donc à faire la loi sur un championnat pas vraiment du goût de Jari, qui aime moyennement le statut de cible préférentielle. Quant aux Mondiaux à domicile, même si Kurri s'y prépare pendant des semaines, ils sont un échec pour la Finlande qui ne ramène toujours pas de médaille.


Heureusement pour lui, Glen Sather, qui sait de toute façon que Jari ne revient jamais sur une décision qu'il a mûri, le sort de ce mauvais pas. Il se résout à l'échanger à Los Angeles, la veille de l'échéance fatidique au-delà de laquelle il aurait été obligé d'honorer sa deuxième année de contrat en Italie. Le meilleur duo de l'histoire de la NHL, celui qui se trouve sur la glace sans un regard, est reconstitué. Dès son premier match avec les Kings, Jari inscrit un hat-trick, son 21ème en NHL, comme au bon vieux temps.

Mais ce n'est plus le bon vieux temps, même si ça y ressemble, avec tous ces ex-Oilers dans le vestiaire californien. Jari Kurri ne marque "que" soixante points. A-t-il perdu la main ? Il prouve que non la saison suivante, où il joue au centre (comme à Milan...) pendant plusieurs mois pendant que Gretzky est blessé au dos, et le remplace remarquablement. Les Kings de Los Angeles connaissent leur meilleure saison, et avec le n°99 de retour, ils se hissent jusqu'en finale, mais perdent face à une autre équipe-surprise, le Montréal de Patrick Roy.

Pour que Jari Kurri décroche son dernier titre, il faudra donc attendre le lock-out de NHL en 1994/95. Pendant que la ligue ferme ses portes et que joueurs et propriétaires renégocient la convention collective, les vedettes vont jouer en Europe. Le Jokerit Helsinki saute sur l'occasion pour embaucher les deux plus grands joueurs finlandais : Jari Kurri et un jeune talent nommé Teemu Selänne, qui décorait sa chambre de posters de Kurri quand il était petit, et qui a marqué plus de buts pour sa première saison en NHL que n'importe qui dans l'histoire. Avec de tels phénomènes, le Jokerit remporte sa première Coupe d'Europe, et Jari son dernier succès.


Après un passage-éclair chez les New York Rangers pour de très brèves retrouvailles avec Gretzky, Jari Kurri saisit l'opportunité d'aller jouer avec Selänne à Anaheim. Il y voit évoluer un duo dont l'entente parfaite n'est pas sans rappeler le Gretzky-Kurri, le tandem Paul Kariya - Teemu Selänne. Malheureusement, il ne le suit que de loin depuis la deuxième ligne, à son grand regret. L'entraîneur Ron Wilson préfère en effet lui donner un temps de jeu un peu plus réduit en raison de son âge. Kurri n'est pas d'accord, et fait ses valises pour Colorado, mais son déclin se confirme et sa dernière saison est à oublier.

Ou plutôt, elle serait à oublier si elle n'avait pas été interrompue par la quinzaine de rêve des Jeux Olympiques de Nagano, où Jari tient son rôle de modèle, et notamment d'organisateur du jeu de puissance finlandais. Lui qui n'a remporté avec l'équipe nationale qu'une médaille d'argent en 1994 peut enfin passer une médaille olympique autour du cou, un parfait point d'orgue à sa carrière. C'est justement ce point d'orgue qui se refuse à Wayne Gretzky, dont le Canada est battu par la Finlande dans le match pour la troisième place. Malgré sa déception, le maître donne alors l'accolade à son plus fidèle complice, une belle image de fin comme on n'en voit pas qu'au cinéma.
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