SOMMET MOUVEMENTE EN BULGARIE

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SOMMET MOUVEMENTE EN BULGARIE

Message  jimmyolsen le Dim 8 Juin - 17:16:03



La Bulgarie a accueilli le Sommet du Processus de coopération en Europe du sud-est (SEECP) les 20 et 21 mai. La réunion des chefs d’État et de gouvernement a été marquée par les litiges irrésolus de la région, comme la question du nom de la Macédoine. La Serbie a claqué la porte du Sommet, parce que le ministre des Affaires étrangères du Kosovo, Skender Hyseni, a été autorisé à prendre la parole. Selon Belgrade, il s’agit d’une violation de la résolution 1244.
Le président serbe Boris Tadić et le ministre des Affaires étrangères Vuk Jeremić ont l’intention d’adresser une sévère lettre de protestation au Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, à cause de la décision des dirigeants de la MINUK de permettre à Skender Hyseni de s’exprimer au sommet régional de Pomorje, sur la côte bulgare. La délégation serbe a quitté la séance, car le directeur politique de la MINUK, Jolio Nagele a enfreint la procédure adoptée en donnant la parole à Skender Hyseni, durant la deuxième partie de la réunion. Ce dernier s’est présenté comme le ministre des Affaires étrangères du Kosovo. Parmi les personnalités officielles de haut rang, seul le ministre des Affaires étrangères d’Albanie est resté dans la salle. Selon la Résolution 1244, le Kosovo ne peut être représenté que par la MINUK dans les réunions internationales.
Durant la première partie du Sommet, le Président Tadic s’était adressé aux chefs d’Etats ou de gouvernements de dix pays de la région, en expliquant qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir afin d’assurer à la Serbie la formation d’un gouvernement stable et socialement responsable, lui permettant d’accéder plus rapidement à l’Union européenne (UE).
Boris Tadić a estimé que les résultats des élections législatives du 11 mai dernier « confirmaient indubitablement que l’UE est le choix stratégique de la majorité des citoyens de Serbie, qui se sont une nouvelle fois exprimés pour une Serbie puissante et stable désirant une adhésion de plein droit et à part égale à l’UE ». Il a exprimé sa conviction que le nouveau gouvernement accélèrera la voie de la Serbie vers l’intégration, et défendra la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays ainsi que les droits des Serbes du Kosovo.
« La Serbie ne renoncera jamais à son intégrité ni à sa souveraineté, pas plus qu’elle ne renoncera aux perspectives d’adhésion à l’UE. Ce sont les deux piliers porteurs de notre intérêt national, deux objectifs parallèles stratégiques et légitimes de notre pays, inséparablement liés entre eux », a souligné Boris Tadić.
Il a réitéré que la Serbie ne reconnaîtra jamais l’indépendance unilatéralement proclamée du Kosovo et il a insisté pour que la MINUK ne transfère pas ses pouvoirs à la mission européenne EULEX sans l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il a ajouté que la Serbie défendrait ses intérêts par des moyens pacifiques et diplomatiques.
Le président de la Serbie a estimé que plus de trois mois « après la proclamation illégale et unilatérale d’indépendance » du Kosovo, « il était évident que cette démarche n’avait rien apporté de bon ».
« Au contraire, elle a eu des effets négatifs sur la conjoncture politique en Serbie et déstabilisé certaines parties du Kosovo. Elle a remis en question le processus historique de collaboration et de réconciliation dans les Balkans. Elle a renforcé les divisions à travers l’Europe. Et elle a créé un précédent pour les processus sécessionnistes qui peuvent avoir des conséquences inimaginables dans le monde », a souligné Boris Tadić.
Il a indiqué « qu’il n’y avait qu’une seule voie pour parvenir à une solution durable du futur statut du Kosovo, celle de négocier sous l’égide des Nations Unies ». La récente initiative trilatérale de la Russie, de la Chine et de l’Inde pour reprendre les négociations est, a-t-il estimé, extrêmement importante.
En parlant de la collaboration avec le Tribunal de La Haye, Boris Tadić a exprimé la volonté de la Serbie de la finaliser avec succès « non seulement parce que c’est une obligation internationale, non seulement parce que c’est l’exigence de notre système juridique, mais aussi parce que c’est une obligation morale envers les victimes, envers nous-mêmes et envers nos enfants ».
Il a aussi mentionné l’importance de la signature de l’Accord de stabilisation et d’association entre la Serbie et l’UE, en estimant que « celui-ci ouvrait une nouvelle page de l’histoire des Balkans occidentaux ». Ce n’est que lorsque toute la région sera complètement intégrée dans l’UE que les pays et les nations de toute la région pourront parvenir à la prospérité économique et à la sécurité sociale ».
« C’est alors que nous pourrons refermer le livre d’une décennie peu glorieuse, marquée par les guerres civiles, les nettoyages ethniques, les flux de réfugiés et de personnes déplacées », a estimé le Président serbe.
Le processus de collaboration de l’Europe du sud-est a été lancé sur l’initiative de la Bulgarie en 1996. Les pays fondateurs sont l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Bulgarie, la Grèce, la Macédoine, la Roumanie, la Turquie et la Serbie (SRY), tandis que la Croatie, le Monténégro et la Moldavie les ont rejoint ultérieurement.
Adoption d’une déclaration commune, malgré le Kosovo et la question du nom de la Macédoine
Une déclaration commune a été adoptée à l’unanimité lors du sommet du SEEPC, confirmant le désir des pays de la région de poursuivre leur collaboration. Après la réunion, le Premier ministre bulgare Sergueï Stanichev a déclaré dans une conférence de presse qu’il régnait dans la région, malgré l’héritage historique, « un excellent et nouvel esprit de compréhension et de collaboration », rapporte l’agence bulgare BTA.
L’agence Hina souligne que les chefs d’Etat et de gouvernement des pays du SEECP sont difficilement parvenus à un compromis, en ajoutant que malgré tout, avec la médiation bulgare, une résolution avait été adoptée en dépit des difficultés relatives à la situation politique et à la formation du gouvernement en Serbie. L’Agence rapporte que les problèmes concernaient surtout le Kosovo et le nom de la Macédoine. Sergueï Stanichev, selon l’agence BTA, a estimé l’élaboration d’une déclaration commune avait été « un processus complexe », étant donné « le moment critique dans lequel se trouve la région ».
Cependant, selon le Premier ministre bulgare, le document final du sommet représente « une importante preuve de la volonté politique des chefs d’Etat et de gouvernement de poursuivre leur collaboration ». Depuis le 21 mai, c’est à la Moldavie qu’il revient d’assurer la présidence du Processus de collaboration de l’Europe du sud-est.
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