Mais quelle mouche a piqué Barack Obama ?

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Mais quelle mouche a piqué Barack Obama ?

Message  misterwalsh le Lun 9 Juin - 0:16:27



Mais quelle mouche a piqué Barack Obama ?

Depuis le début de la course à la présidence des USA, les positions controversées du sénateur de l’Illinois au regard de la politique internationale ne manquent pas; pour avoir été complimenté par un dirigeant du Hamas et pour s’être déclaré ouvert à un dialogue direct avec le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, Barack Hussein Obama s’était vu taxé par ses adversaires de pro-arabe.

Récemment, un discours d’Obama devant l’AIPAC (un groupe de pression très puissant visant à soutenir Israël dans son conflit contre les Etas arabes de la région) a défrayé la chronique tellement le revirement était flagrant. Il réaffirmait dans ce discours « le lien inaltérable à jamais (…)» qui unit les Etats-Unis et Israël. Il confirmait aussi « un engagement inébranlable pour la sécurité d’Israël (…)». Il ira même plus loin que la politique officielle de l’administration Bush en affirmant que « Jérusalem restera la capitale d’Israël(…), elle doit rester indivisée ». Après la consternation et l’émoi qu’une telle position avait suscité dans le monde arabe quelques heures après, Barack Obama avait dû évidemment profiter d’une interview sur CNN pour modérer les propos tenu la veille. Il faut dire que la position officielle des Etats-Unis, pas plus que celle de la communauté internationale, n’a jamais reconnu l’annexion en 1967 de Jérusalem-Est par Israël. Au contraire, elle estime que la délicate question du statut final de Jérusalem doit être décidée d’un commun accord entre Israël et l’autorité palestinienne.

La volte-face se poursuit quand il évoque sa position à l’égard de l’Iran; il n’est plus question de rencontrer coûte que coûte le président iranien pour résoudre le fameux contentieux nucléaire comme il l’avait jusqu’alors préconisé, il se contentera de dire « Je n'ai aucun intérêt à m'asseoir avec nos adversaires s'il ne s'agit que de discuter. Mais, en tant que président des Etats-Unis, j'adopterai une diplomatie ferme et fondée sur des principes avec le dirigeant iranien compétent au moment et à l'endroit de mon choix, si et seulement si cela peut servir les intérêts des Etats-Unis ».

N’en jetons plus, ces péripéties semblent démontrer une fois encore que la course à la présidence impose aux candidats sérieux, encore en lice, de crédibiliser leur politique étrangère aux yeux du complexe militaro-industriel américain pour pouvoir accéder à la fonction suprême. À ce jeu là, même si John McCain n’a effectivement pas besoin de faire ses preuves, son concurrent direct (depuis l’abandon d’Hillary Clinton, qui d’ailleurs n’en demeurera pas moins un soutien d’importance pour Obama) n’est pas en reste. D’ailleurs les deux prétendants au bureau ovale sont arrivés à un consensus absolu sur les principaux points de politique extérieure et de défense; à savoir que la défense d’Israël reste un objectif stratégique « sacro-saint » des Etats-Unis; qu’ils présentent l’Iran et le Hezbollah libanais comme une menace majeure pour la stabilité internationale; et qu’ils n’ont aucun plan de sortie susceptible d’être efficace dans le statut quo iraquien.

C’est plutôt dans les moyens mis en œuvre que des divergences entre les deux rivaux existent. John McCain - conseillé par le promoteur de la « realpolitik » moderne, Henry Kissinger - prône le principe de l’affrontement direct dans la continuité de l’administration Bush actuelle, tandis que Barack Obama semble vouloir se diriger vers une domination par « proxies » interposés, c.-à-d. via le soutien militaire, logistique, etc. d’une partie dans un conflit. Cette façon de faire, qui porte la griffe machiavélique de son conseillé Brzezinzky, a l’avantage d’être discrète et permet d’éviter les guerres directes (trop coûteuses financièrement, humainement et mal vues de l’opinion publique américaine ces derniers temps). Voilà donc une autre manière de concevoir la realpolitik, mais le résultat reste toujours le même; le contrôle par les États-Unis de régions stratégiques par la mise en place et le maintient d’Etats clients qui leurs sont favorables. Le slogan « Change » qu’arborent les affiches de la campagne de Barack Obama semble finalement n’avoir de sens que pour les enjeux de politique intérieure.

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J'AIME PAS CE TYPE

Message  SAMIALAREBEU le Mar 10 Juin - 16:17:30

j'aime pas ce type. je trouve que la campagne qui a opposzé Clinton à Obama a été nulled et plein de coups bas. quand on est incapable de se tenir digne et de ne pas faire le ménage parmis son entourage, on est pas destiné à diriger un pays. j'ai un peu peur qu'avec le temps, il devient comme Bush : un clown.
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m'ouais...

Message  marco le Mer 11 Juin - 16:35:00

la politique américaine est quand même un gros show médiatique et il semble qu'en Europe, on ait tombé dans le piège. je ne connais pas son programme, mais à force d'en parler... quelque part, n'est-ce pas le succès de tout sauf Georges Bush ?

marco
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peut-être

Message  jeremyna le Mer 18 Juin - 14:52:48

Obama n'a pas l'air de connaitre ses dossiers et vogue sur la mode du jeunisme et un rejet de la politique républicaine des huit dernières années. Certes. Mais qu'en sera-t-il quand il devra faire face à un Mc Cain qui est avant tout son inverse : refus du show, maitrise des dossiers, vétéran et héro de la guerre du Vietnam, opposant à la guerre en Irak ? Sa seule chance, c'est de mettre de l'avant qu'il pourrait être le premier président afro-américain, qu'il a un je ne sais quoi de JFK et qu'il... a changé son fusil d'épaule concernant la politique américaine au Moyen-Orient.

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OBAMA

Message  franco45 le Dim 22 Juin - 22:42:39

Bien entendu qu'Obama a commis des erreurs puisqu'il n'a aucune expérience de la politique de haut vol. De plus, il ne faudrait pas n on plus oublié qu'il n'est pas seul. il a de nombreux conseillers qui auraient pu lui éviter de commettre de telles erreurs. D'un autre côté, je ne suis pas non plus certain qu'il ait la stature pour devenir le président de la première puissance mondiale. mais l'avenir nous le dira.

franco45
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Re: Mais quelle mouche a piqué Barack Obama ?

Message  Akhen le Jeu 26 Juin - 7:07:54

Mc Cain ne connait pas plus les dossiers qu'Obama. N'a t'il pas annoncé lors d'une conférence de presse qu'Al Queda entraîna et fourni des armes aux irakiens résistants (terroristes dans sa bouche) depuis l'Iran, avant de se rétracter (conseillé dans le creux de l'oreille par un de ses "conseiller") et de dire que, non ce sont les Iraniens fournissent des armes aux "extrémistes".

Ou il est complètement abruti, ou alors il est presque sénile.

Que se soit Obama ou lui qui gagne, ça ne changera plus grand chose.
Le président des Etats-Unis n'est plus le seul maître à bord.
Et cela depuis longtemps...

Les doctrines militaro-stratégique sont établies et seront suivies pour la sauvegarde de l'hégémonie américaine et pour instaurer le nouvel ordre mondial annoncé par Bush père.

Ce qui est encore plus inquiétant selon moi, c'est l'alignement de l'Europe sur cette "politique" qui ne profitera qu'un petit nombre...

Akhen
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il tourne déjà casaque sur l'Irak ? Obama un charlot ?

Message  ludovicccc-moiran le Dim 6 Juil - 13:58:38

voici un article que j'ai lu ce matin. je vous le livre. Obama semble déjà changer d'avis sur l'Irak, et pas seulement.

Obama rectifie le tir sur l'Irak

J.C. (lefigaro.fr) avec AFP et CNN
06/07/2008 | Mise à jour : 10:19 | Commentaires 8

Le candidat démocrate avait semé le trouble jeudi en déclarant qu'il se réservait le droit «d'affiner» son point de vue sur ce dossier.

S'il est un thème de démarcation entre les deux candidats à la Maison-Blanche, c'est bien le dossier irakien. Alors quand l'un des deux laisse entendre qu'il pourrait peut-être changer de ligne politique au cœur de la campagne, partisans et adversaires ont de quoi rester perplexes.

C'est pourtant ce qui est arrivé à Barack Obama, jeudi dernier, en meeting à Fargo, dans le Dakota du Nord. En évoquant son prochain voyage en Irak, le sénateur, qui prône depuis un an et demi le retrait immédiat des troupes, a déclaré : «Je vais me livrer à une évaluation sérieuse quand j'y serai», a-t-il affirmé. «Je suis sûr que j'aurai plus d'informations et que je pourrai continuer à affiner ma politique.»

En pleine opération-séduction des indépendants et des électeurs du centre, ces déclarations de Barack Obama n'ont pas tardé à semer le trouble, dans ses rangs.

Conscient du caractère contradictoire de ces propos avec ses promesses de campagne faites jusqu'ici, il s'est senti dans l'obligation de convoquer la presse afin de clarifier ses intentions.


«Tout cela ne change rien à ma stratégie»

La mise au point de jeudi n'a semble-t-il pas été fructueuse puisque le sénateur de l'Illinois est revenu à la charge deux jours plus tard, admettant que «toute la frénésie déclenchée par conférence de presse» l'avait laissé «perplexe».

«Pour moi, dire que je vais affiner mes politiques n'entre absolument pas en contradiction avec tout ce que j'ai pu dire avant», a déclaré samedi Obama à des journalistes présents à bord de son avion de campagne.

«Tout cela ne change rien à ma stratégie qui est de dire qu'il faut mettre fin à cette guerre», a-t-il ajouté, réaffirmant qu'il serait bien le président qui mettra un terme à ce conflit.

«Je suis surpris car chaque mot était finement pesé. Je n'ai rien dit de différent de ce que j'ai dit depuis un an, ou depuis mon entrée au Sénat», a-t-il poursuivi.

Cette erreur de communication n'a logiquement pas échappé au camp de son adversaire, John McCain, qui s'est empressé de dénoncer les incohérences de son discours. «Ce qui rend ‘perplexe', c'est qu'Obama ne se rende toujours pas compte que ses mots ont une importance», a dénoncé samedi le porte-parole de l'équipe de campagne républicaine, Tucker Bounds.

Après sa volte-face sur Israel et l'Iran, le voici quelque peu empreinté sur l'Irak.

ludovicccc-moiran

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