BILAN DE LA DEL ALLEMANDE Vol 2

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BILAN DE LA DEL ALLEMANDE Vol 2

Message  jimmyolsen le Sam 23 Aoû - 15:25:58



Sixième : Iserlohn. Cette coupure avec le hockey mineur et avec la formation des jeunes trouve son origine dans la création de la DEL dans les années 90. Juste après, une autre étape avait été franchie avec la libéralisation totale des joueurs étrangers. Certains des meilleurs joueurs allemands avaient alors été obligés de se recaser en deuxième division, et parmi eux Robert Hock. Le centre a pris une certaine revanche cette saison puisqu'il est devenu le meilleur marqueur de l'histoire de la DEL, en dépassant le Canadien retraité Mike Bullard.

Le passeur Hock forme un duo parfaitement complémentaire avec le tir rapide et précis de Michael Wolf. Depuis l'avènement de la DEL, jamais des Allemands n'avaient remporté le classement des marqueurs, ni celui des buteurs, ni le titre de joueur de l'année. Hock, Wolf et Wolf, respectivement, ont mis un terme à cette longue éclipse.

L'équipe nationale en profitera-t-elle ? Oui pour Wolf, que Krupp a regretté de ne pas avoir sélectionné plus tôt (dernier joueur coupé aux JO puis au Mondial d'Amiens). Non pour Hock, toujours pas convaincant pour les sélectionneurs malgré ses progrès défensifs cette saison sous le coaching d'Adduono, qui a utilisé le duo Wolf/Hock à toutes les sauces. En revanche, l'équipe d'Allemagne s'est servie du meilleur +/- d'Iserlohn, le défenseur canadien naturalisé Chris Schmidt, qui a été la bonne surprise des championnats du monde au Canada.

Portés par leur duo magique, et par le gardien Norm Maracle qui a vaincu les moqueries initiales sur son poids et ses premiers matches catastrophiques, les Roosters ont assuré sans trop de mal la qualification en quart de finale. Pour un club qui n'avait plus vécu cela depuis vingt ans, atteindre les play-offs était déjà un rêve. Peut-être s'en est-il un peu trop contenté, car la saison aurait pu être encore plus belle si la série contre Francfort avait été conclue...

Septième : Mannheim. Confortables champions en titre et nets favoris, les Adler sont redescendus sur terre dans un piqué imprévu. Ils étaient soudain moins majestueux, ces aigles, réduits au rang d'ordinaires volatiles.

Le seul écueil que l'on pouvait prédire, la gestion des gardiens, a effectivement posé problème. Adam Hauser donnait satisfaction comme titulaire, mais Robert Müller ne pouvait décemment rester sur le banc. Il n'était pas revenu pour ça, et il fallait trouver une solution : le prêt à Duisburg d'abord, et puis le transfert à Cologne, l'ex-club de Hauser. L'ironie du sort se montrait finalement sans pitié pour Mannheim, éliminé en quart de finale par son ancien gardien.

Ce recul est inexplicable pour une équipe qui avait gardé presque entièrement l'effectif champion. La situation du chasseur devenu "chassé" n'a peut-être pas convenu aux prédateurs ailés. Certains joueurs ont vu leurs performances s'effondrer, comme l'attaquant Colin Forbes, dont le total de points a diminué de moitié, ou le défenseur Martin Ancicka, qui a fini la saison avec une fiche catastrophique de -21.

Le club s'est retrouvé bien embêté. Il était si confiant qu'il avait prolongé le contrat de son duo d'entraîneurs Poss/Fowler dès le mois d'août. Le manager Marcus Kuhl attendait le bon moment pour l'annoncer, un moment qui ne vint jamais... En novembre, il fut obligé de confirmer l'information qui avait transpiré incidemment dans des documents officiels. Mais en décembre, Greg Poss était déjà viré. Dave King fut engagé à sa place, et le club s'empressa là encore de prolonger son contrat d'une année supplémentaire. Puisque la résistance venait plutôt des joueurs, du ménage sera fait dans le vestiaire à l'intersaison.

Huitième : Hambourg. Les résultats restent toujours aussi moyens à Hambourg malgré un investissement de plus en plus important. On ne peut même pas dire que le club a vraiment mal recruté : Peter Sarno a été le joueur dominant statistiquement à cinq contre cinq en DEL. Il a donc été désigné comme la meilleure trouvaille de l'été, même si sa créativité en faisait une sorte d'intrus dans une équipe au jeu simple.

La médiocrité du spectacle proposé et l'absence de réaction ont fini par irriter le public jadis docile de la Color Line Arena, qui s'est rebellé. Les gentils consommateurs s'étaient transformés en méchants supporters, multipliant les messages de défiance à l'égard du staff et surtout du manager Boris Capla, un des hommes les moins appréciés de toute la ligue. Les patrons d'Anschutz étaient même obligés de venir taper du poing sur la table. Fin janvier, on apprenait que Capla ne serait plus présent sur le banc et quittait toute responsabilité sur le secteur sportif. L'assistant-coach Bob Leslie était alors chargé de la direction sportive.

Les Freezers ont attrapé une mauvaise réputation auprès des joueurs en raison de la gestion humaine calamiteuse de Capla et/ou de l'entraîneur Bill Stewart. Le meilleur exemple cette saison est celui des gardiens. Jean-Marc Pelletier, le joker qui avait accompagné Mannheim vers le titre, était en disgrâce après de trop nombreux mauvais rebonds. Sa blessure au genou "providentielle" en janvier permettait au club de réagir : il se débarrassait alors de la doublure Daniar Dshunussow (envoyé en division inférieure à Regensburg bien qu'il ait eu le soutien des tribunes) et engageait Philippe Sauvé... l'ancien collègue de Pelletier en junior majeur ! Sauvé participait d'abord à la belle remontée des Freezers, devenus soudain performants. Alors que leur qualification était en péril, ils terminaient la saison régulière par huit victoires, éliminaient Ingolstadt et gagnaient la première manche du quart de finale à Berlin.

Personne dans l'équipe ne savait expliquer ce regain de forme, pas plus que ce qui allait suivre : trois déroutes successives pour une défense trop peu mobile, des cataclysmes dans lesquels Sauvé coulait corps et biens. Stewart se souvenait alors de l'existence de Pelletier, son ex-chouchou à qui il n'adressait même plus la parole et qui était relégué en tribune depuis son retour de blessure. Il revenait pour le dernier match, sans pouvoir empêcher la défaite 4-3 de ce club qui l'aura mal traité durant deux mois... et pour lequel il a re-signé.

Neuvième : Hanovre. Dans une TUI Arena déjà en déficit, les affluences ont chuté très lourdement cette année. Faut-il y voir une certaine lassitude envers les systèmes répétitifs de l'entraîneur Hans Zach ? Ses exigences ont dépouillé l'équipe des joueurs à la fibre créative. Après Robert Hock, reparti avec le succès que l'on sait, ce fut au tour d'Andreas Morczinietz, l'autre joueur qui avait fui Cologne à cause de Zach et qui avait eu le déplaisir de le voir débarquer dans son nouveau club. Le couple impossible a tenu un an et demi. Temps de jeu réduit, puis bannissement en tribune en décembre : Morczinietz, qui continue d'étudier et de résider à Hanovre avec son amie, n'a eu d'autre choix que de se trouver un nouveau club en cours de saison. Le seul choix possible était à Wolfsburg à 80 km de là. Sans Morczinietz - célébré par les supporters lorsqu'il est revenu sous sa nouvelle tunique - il restait quand même le centre américain Matt Dzieduszycki comme bon patineur et distributeur.

Tout n'est cependant pas aussi univoque. Il y aussi des joueurs qui sont attirés par Zach, comme l'ex-international Tino Boos qui a marqué 40 points pour la première fois de sa carrière. Et c'est à l'ex-sélectionneur que l'on doit la transformation d'André Reiss, anonyme attaquant, en André Reiss, défenseur... appelé en équipe nationale avec quelques mois d'expérience à ce poste ! Une reconversion effectuée presque par hasard en raison d'une pénurie d'arrières en pré-saison.

Il faut dire que les Scorpions n'ont pas été épargnés par les absences. Le pompon a été atteint lorsque les deux défenseurs Sascha Goc et Stéphane Robitaille ont fait la paire jusqu'à l'infirmerie en se blessant au genou dans le même match ! Ils se sont rétablis, mais n'ont plus leur forme passée. Hanovre a ensuite connu une perte encore plus lourde, celle de Chris Herperger, le leader offensif d'expérience.

Il a donc fallu passer par les pré-play-offs, qui ont tenu à peu de choses. En l'occurrence, un mauvais placement d'Alexander Jung sur le but décisif de Düsseldorf. Le gardien allemand, déjà responsable de la faiblesse de son équipe dans les séances de penaltys, entend de nouveau ses oreilles siffler.

Dixième : Ingolstadt. Plutôt habitué au succès depuis son arrivée en DEL, l'ERC Ingolstadt n'y avait jamais pris la décision brutale de licencier un entraîneur. Tout s'y déroulait de manière paisible, aussi lisse que le style de jeu soporifique mis en place par Ron Kennedy.

Le patron Jürgen Arnold n'a cependant pas supporté le retour à la médiocrité. Fin novembre, il a tout envoyé valser : le coach, son adjoint, plus le manager Stefan Wagner. L'équipe était alors tombée à une peu satisfaisante dixième place... Une place qu'elle n'a presque plus quittée jusqu'à la fin du championnat ! Les pré-play-offs n'y ont rien changé. Ingolstadt avait gagné la première manche à Hambourg et avait la possibilité de conclure en menant 3-1 chez lui... mais s'est fait remonter à vingt secondes de la fin après une série d'erreurs individuelles.

Le changement de style de jeu a en effet mis en évidence les faiblesses défensives : Jason Holland a multiplié les pertes de palet en cette année d'obtention de son passeport allemand (tout ça pour que sa sélection indue manque de disqualifier l'Allemagne aux championnats du monde !), et le défenseur offensif Josh MacNevin a énormément déçu, très loin de l'impact qu'il pouvait avoir en division inférieure. Cependant, Arnold n'a jamais regretté Kennedy et ses systèmes conservateurs, déclarant qu'il aurait même préféré voir le nouvel entraîneur Mike Krushelnyski prendre les choses en main plus tôt.

La révélation de cette saison frustrante s'appelle Vince Bellissimo. L'attaquant d'ECHL avait été engagé simplement à l'essai, et il est devenu le buteur n°1 de son équipe, et le meilleur rapport qualité/prix de DEL. Le centre Felix Schütz, enfin revenu de junior majeur, l'a bien servi pour son retour au pays. Yorick Treille a accompagné cette ligne pendant quelques matches, en adoptant un rôle de joueur de complément qui convenait mieux à ses aptitudes travailleuses. Malheureusement, c'est à ce moment-là que le Français s'est blessé à l'épaule. En dépit de sa très bonne fiche +/-, il avait trop peu marqué auparavant pour se voir proposer un nouveau contrat.
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