Une crise financière avant tout économique

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Une crise financière avant tout économique

Message  emarcel le Lun 29 Sep - 20:48:52



La crise majeure des économies a été, avant tout, causée par la financiarisation de l'économie mondiale, une financiarisation qui n'a été rendue possible que parce que le dollar a été imposé par les US comme unique monnaie d'échange. Les outils informatiques et de communication qui ont permis des échanges de monnaie virtuelle en temps réel ont contribué à accélérer la crise. La recherche de profit stérile et immédiat a fait le reste. La fianciarisation, c'est la recherche de profit rapide, c'est la création de monnaie virtuelle qui va devenir monnaie circulante quand les Banques centrales injecteront l'équivalent papier sur les marchés. Ce processus alimente massivement l'inflation et la paupérisation de la planète : autant de "richesses" produites, mais un flot de billets en plus pour acheter la même quantité de biens ! La financiarisation, ce sont des flux énormes de "dollars internet", sans aucune création de bien, de marchandise ou de service. Seulement 8% des transferts de capitaux sont liés à un échange de biens ou de services. Tout le reste, 92% n'est que spéculation stérile ! La spéculation s'exerce sur tous les segments de "marché". La bulle Internet a entraîné les "valeurs" Internet jusqu'à des sommets déments, puis les spéculateurs sont passés à autre chose. Ils ont spéculé sur les matières premières, puis sur le pétrole, puis sur le juteux marché de masse que constituent les prêts immobiliers. La financiarisation, c'est la recherche de "plus-values" sur les monnaies nationales avec des "produits" comme le carry trade, c'est la création de monnaie virtuelle avec d'autres "produits dérivés" que quelques dizaines de banques, les plus grosses, ont imaginé pour spéculer sur ce qui est déjà de la spéculation. La financiarisation, enfin, c'est quand la monnaie est devenue elle-même une marchandise, les spéculateurs à la Soros empruntant en yen, revendant en dollar le lendemain et en « prenant leurs bénéfices », on ose dire ça ! sur l’euro ou le yen,) massacrant au passage les économie nationales. Alors un nouveau Bretton Woods ? Certainement pas ! C'est d'un anti Bretton Woods dont le monde a besoin. C'était à Bretton Woods que les US décrétaient unilatéralement la fin de la convertibilité du dollar en or avec les résultats que l'on sait : un dollar flottant au gré de la spéculation, la Banque Centrale Américaine alimentant l'inflation mondiale en injectant en permanence du dollar papier. Depuis Bretton Woods, les US font la loi, leur loi, sur les marchés planétaires, avec leur monnaie de papier devenue elle aussi marchandise, devenue outil et objet de la spéculation, devenue un instrument économico-politique majeur. Il faut un anti Bretton Woods ! Le dollar ne doit plus être la monnaie étalon. Quand il baisse, les US gagnent. Quand il monte, ils gagnent aussi, au détriment du reste du monde. Il faut supprimer les clauses de libre circulation des capitaux, une "facilité" incluse dans le traité de Lisbonne. Il faut taxer lourdement les échanges de capitaux. Qui se souvient que la "loi Tobbin" qui proposait justement de taxer- à 2%- les transferts internationaux de capitaux, a été repoussée à Bruxelles par le vote du groupe gauchiste ? Avancer à petits pas, mais avancer ! Eux, n'ont pas voulu, " parce que la finance internationale n'est pas leur problème" ! Et c'est d'une union avec ces gens "de gauche" là qu'un autre débat de l'Huma propose de discuter ! Avant de proposer l'union, il faut redevenir CRÉDIBLE ! Il faut déjà se remettre en cause, retrouver les valeurs de la Laïcité qu'on a trahie, rétablir une démocratie interne qui fait défaut, il faut retrouver un minimum de lucidité Républicaine, porter un regard objectif sur la France laborieuse du XXIème siècle, abandonner le compassionnel ou le charitable qui encouragent l'immobilisme, il faut agir pour les "Français d'abord". Le patriotisme n'a rien de grossier. Et la classe ouvrière, c'est quoi, quand il n'y a plus d'ouvriers ? Les mentalités ont évolué avec une économie qui n'est plus majoritairement de "production", mais de "services". Quel employé deux fois moins payé qu'un ouvrier professionnel accepterait de "faire partie" de la classe ouvrière ? La caissière de super marché est devenue hôtesse de caisse, le balayeur s'est transformé en technicien de surface, le manœuvre illettré, lui, est agent de production.
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Re: Une crise financière avant tout économique

Message  Alotar le Ven 17 Oct - 9:08:38

Je pense aussi qu’on peut analyser le problème économique comme un manque d’ « oikos » - autrement dit un manque de « faire par soi-même » - , et un défaut de « nemô » - autrement dit un défaut de justice distributive. Bref une verticalité rabougrie.
L’économique (ou le « réel ») est phagocité par la finance (ou le « virtuel ») – je mets entre guillemets, parce que je n’adhère pas tout à fait à ce vocabulaire, mais comme c’est le vocabulaire consacré…-.
Cette finance c’est l’horizontalité qui s’étale en marécage, en eau de boudin.
Elle est elle-même problématique comme vous dites : dollar = monnaie de singe (et pire avec l’électronique: dollars = bits de singe).
Parce que il y a rupture entre les deux côtés du billet ou de la pièce, entre l’autorité et le numéraire, entre le gouvernement et l’or (ou l’argent). Sans doute.
Mais est-ce que les deux problèmes (l’économique et le financier) doivent être résolus de concert ? Ou séparément ? Ou la résolution de l’un entraîne la résolution de l’autre ?
Priorité de l’un sur l’autre ?



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LA CRISE ECONOMIQUE

Message  supertom le Dim 9 Nov - 0:01:15

Je vous invite à lire l'interview : Un Tribunal International pour juger les crimes financiers,suite au crack boursier. Nous cohabitons "joyeusement",en occident,avec cette gravissime crise financière qui est en train de glisser sur un tobogan ; pour nous mener à quoi ? Je pose la question à Claudio d'Alelio,Président du Groupe Politique Européen Progressiste Fédéraliste Alliance Etats Unis d'Europe et déjà Membre de l' AEDBF (Association Européenne de Droit Bancaire et Financier). de Maxime Kinder M.K. : Monsieur d'Alelio ,lors de l'interview que vous m'aviez accordée en mars 2007 votre déclaration : "J'invite les économistes et les politiciens eurosceptiques à se pencher davantage sur les conditions graves dans lesquelles se trouvent les marchés financiers de la planète et de trouver avec nous des solutions aptes à arrêter cette spirale infernale dans laquelle l'économie mondiale est entrée depuis vingt-cinq ans ! " était prémonitoire de ce que nous vivons,malheureusement, aujourd'hui. C.d'A.:J'aurais voulu que cette crise financière ne puisse pas aboutir dans toute sa puissance destructrice sur notre système économique et social tel que nous le connaissons ,mais je constate avec grand regret que mes avertissements ,à l'unisson avec d'autres spécialistes, aux dirigeants des institutions bancaires et des responsables de l'Euroland ( ce sont les 15 pays sur les 27 Membres de l'UE qui ont comme devise l'euro ) ont été écartés et qu° ils ont adopté la politique de l'autruche . M.K. : Le système financier actuel,donc, est défaillant et responsable de ce chaos. C.d'A : : Monsieur Kinder,cessons de parler de responsabilité du "système financier" qui reste très virtuel comme l'ont été les richesses créées par la finance mondiale ces dernières 15 années et commençons à donner des noms aux responsables de ce désastreux modèle capitaliste anglo-saxon. M.K. : De quelle manière faudrait-il agir, Monsieur d'Alelio ? C. d'A. : En instituant un Tribunal International pour les crimes financiers,au plus tôt, pour ne pas permettre à des individus sans scrupules de croire de pouvoir échapper à une condamnation au pénal pour leurs crimes financiers commis aux dépends de l'humanité toute entière et de pouvoir naviguer sur leurs yachts de plus de 50 mètres de longueur sur "un long fleuve tranquille". M.K. : N°est-il pas exagéré de parler de ce crack boursier comme d'un crime contre l'humanité ? C. d'A. : Non,Monsieur Kinder,car depuis que nous nous sommes rencontrés en mars 2007 pour votre interview à aujourd'hui , la BCE et la Banque d'Angleterre en Europe et la Federal Reserve aux USA ont injecté plus de 2 MILLIONS de MILLIARD de $ dans les marchés financiers de la planète. De l'argent que l'on aurait pu utiliser pour les citoyens du monde entier en terme de santé,alimentation ( une étude de l'Unicef a calculé que le coût pour éradiquer la faim dans le monde serait d'un peu plus de 1 million de milliard de $ ), recherche médicale (sida,cancer). Rappelons-nous que, pour la crise alimentaire de l'hiver 2008, les pays du G8 n'ont pas été capables de contribuer, pour un montant de 1,8 Milliard de $, au sauvetage de plus de 40 pays en difficulté alimentaire ( Egypte,Tanzanie,etc). Nous voyons dans l'UE que les gouvernements passent à la tronçoneuse les bilans de l'Etat providence ( soins de santé,éducation.retraites ,aides aux handicapés) pour soit disant faire des économies.Réfléchissons aux conséquences néfastes que cette crise financière portera à l'équilibre fragile dans lequel se trouve l'Occident face à la Russie et la Chine ,nous ne pouvons éviter de souligner les graves responsabilités qu'ont des financiers sans foi,ni loi qui méritent d'être jugés par un Tribunal International et condamnés à rembourser les Etats qui se constituent partie civile. M.K. : Pensez-vous,Monsieur d'Alelio, que, sans l'euro, la situation aurait été plus grave pour la France et les autres 14 pays de l'Euroland ? C.d'A. : Oui,imaginez pendant un seul instant comment 15 banques, dont la Banque de France, auraient pu gérer ce séisme provoqué par le système financier chacune pour son compte,cela aurait été catastrophique car chaque banque aurait attaqué l'autre pour la survie du système économique de son propre pays.Par conséquent, ces tensions économiques intenses auraient mis en péril l'entente entre la France et l'Allemagne , créant ainsi une situation très dangereuse pour la survie même de l'Union Européenne ! M.K. : La BCE injecte de l'argent frais dans le système financier afin que certains instituts bancaires de l'UE ne tombent en faillite.Est-ce suffisant ? C. d'A. : J'estime que la BCE a un rôle important à jouer pour redonner aux citoyens leur confiance dans la construction européenne . La BCE présidée par J.C. Trichet,devrait faire véhiculer son argent (et donc l'argent des contribuables européens) par la BEI ( Banque Européenne d'Investissement) au lieu de le donner directement aux banques en difficulté . Nous devrions faire la "Europalisation" (au lieu que la nationalisation)des banques de l'UE en difficulté à travers la BEI qui deviendrait pour compte des citoyens européens l'actionnaire de référence dans les sus-dites banques.Cela comporterait une politique du crédit de proximité qui permettrait de faire à nouveau circuler la liquidité monétaire au plus près des intérêts économiques quotidiens des citoyens européens et non pas dans les systèmes opaques d'autres continents.N'oublions pas,Monsieur Kinder,que le 75% des produits fabriqués par les pays de lÚE,sont exportés "intra muros " en Europe,et que seul le 25% est exporté à l'extérieur de lÚnion Européenne. Nous avons une occasion formidable de recréer un circuit économique européen de proximité. Ne manquons pas cette grande opportunité pour le bien-être des citoyens de l'Union Européenne et pour continuer à avoir une paix durable sur le Continent européen. source :

supertom
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la crise

Message  Le Maste le Lun 10 Nov - 17:29:00

Crise financière, crise boursière, crise bancaire, crise économique, crise, crise crise… Des mots (maux) pour désigner les crises du système inepte dans lequel nous vivons. Si les consommateurs sont moins nombreux, les capitalistes diminuent leur production, donc souvent le nombre de leurs salariés, diminuant mécaniquement celui des consommateurs. Les capitalistes coupent la branche sur laquelle ils sont assis. Leur soif d'argent est telle qu'elle les rend inaptes à comprendre ce que l'un d'eux (Ford) avait pourtant compris, "faire l'effort", de quelque argent pour maintenir leur pouvoir et engranger plus de profit ultérieurement. Les crises répétées de ce système prouvent par leur existence que ce système est inapte à répondre aux besoins de chacun. Mais il est si bien implanté dans les esprits qu'il ahinile l'esprit critique de beaucoup trop de gens. Les difficultés sont telles que le souci essentiel est de s'en sortir, le perpétuant ainsi. Il y a nécessité à changer le monde, le système inepte qui le sclérose, le capitalisme,cancer de l'humanité. Un préalable cependant : le développement de l'esprit critique du plus grand nombre pour ne pas commettre les erreurs du passé. Le rapport Attali n'a aucune importance, il n'est que l'nième pierre de l'édifice capitaliste libéralo-économique.

Le Maste
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GM

Message  DAVIDS le Mar 11 Nov - 14:18:45

Si GM s'effondre, l'économie américaine va plonger encore un peu plus en entrainant l'économie mondiale. GM est l'épine dorsale des économies américaines et canadiennes. Le plus inquiètant et qu'on n'arrête pas de nous dire que nous ne sommes qu'au début de la crise.

DAVIDS
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Re: Une crise financière avant tout économique

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