La Bourse, qu'en pensez-vous?

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La Bourse, qu'en pensez-vous?

Message  Alotar le Jeu 16 Oct - 12:30:49

Il y a plusieurs questions que je me pose à propos de la Bourse et de l’économie (je ne suis pas du tout spécialiste).

Dans la bourse, à mon avis, il faut distinguer deux aspects. D’une part il y a l’investissement à long terme où on espère un revenu chaque année, c.-à-d. une part des bénéfices. Là c’est un peu comme si on achetait à plusieurs une maison et que chacun recevait une part du loyer. Là à la limite je pourrais être d’accord puisque ça sert à quelque chose : aider quelqu’un à se loger dans la cas d’une maison, aider des gens à entreprendre dans le cas d’une firme.

Mais le deuxième aspect me semble anormal. Cet aspect, c’est faire de l’argent uniquement sur l’achat et la revente (rapide) de l’action. Ce n’est plus de l’investissement à long terme, mais uniquement du gain purement financier, c.-à-d. de l’argent fait avec de l’argent, rien d’autre. Ca n’ apporte rien aux autres, ça ne rapporte qu’à celui qui fait comme ça.

Tout d’abord est-ce que ce système (deuxième aspect) n’est pas en lui-même malsain, puisque si un boursicoteur gagne de l’argent, c’est dans la mesure où un autre en perd ? C’est un système de désolidarité : chacun pour soi. Il s’agit de gagner de l’argent sur le dos des autres, sur le dos d’un bouc. Le principe est-il sain ? Si non, qu’est-ce qui justifie un tel principe de désolidarité où l’un gagne dans la mesure où l’ autre perd ?

(NB. : peut-être est-ce là le véritable visage du dieu Argent ? Et peut-être que si des gens doivent perdre continuellement de l’argent, c’est pour les forcer à travailler? Ce qui explique d’ailleurs l’indexation, qui est perdante pour les petits salaires, mais gagnante pour les gros salaires, vu que les gros salaires n’utilisent pas tout leur salaire à de la consommation – mais à de l’épargne ; comment expliquer qu’on aligne sur de la consommation de l’argent qui n’est pas destiné à de la consommation ? De manière générale l’indexation en pourcentage (donc pas la même somme pour tout le monde) consiste à maintenir le même rapport entre les salaires quand ils augmentent : j’y vois alors le visage de l’autre dieu, du dieu Travail : le maintien du rapport maître/esclave, vous croyiez vraiment qu’on était sorti de l’esclavagisme ? On l’a simplement « cosmétisé »).

D’autre part pourquoi une action est-elle vue comme du « mobilier », qu’on achète et vend aussi vite comme si c’était une patate chaude ou du vent qui s’évaporerait à la minute. Pourtant quand on achète quelque chose, normalement ce n’est pas dans le but de revendre, le particulier n’est pas un commerçant.
Une action, c’est « un titre de propriété représentant une part du capital, dans certaines sociétés » (Larousse). Au vu de cette définition, j’ai l’impression qu’une action devrait relever de l’immobilier (comme le titre de propriété d’une maison) plutôt que du mobilier (comme une chose qu’on peut déplacer et refiler comme on veut ; et encore quand on achète quelque chose c’est en principe pour l’utiliser dans la durée).
Quand j’achète une maison, de l’immobilier donc, c’est par exemple pour gagner de l’argent avec les loyers, pas en la revendant 2 semaines plus tard.
Or une part de capital, c’est une part d’une firme avec des bâtiments, des machines, des travailleurs (qui eux-aussi ne changent pas d’employeur toutes les 2 semaines), un fonds de commerce qui comme son nom l’indique (fonds) n’est pas évanescent ; donc une action devrait plutôt être vue comme de l’immobilier (comme l’achat d’une maison à plusieurs) ?

Conclusion : il faudrait supprimer ce stupide système du deuxième aspect ou au moins l’aménager en visant la durabilité (en empêchant de revendre dans un certain délai – au moins 1 an, puisque la distribution du revenu est en principe annuelle - , ou en pénalisant la revente rapide par exemple – TVA ou taxe au prorata de la rapidité de revente ?).

Qu’en pensez-vous ? Est-ce que je me trompe ?


Dernière édition par Alotar le Sam 18 Oct - 10:41:08, édité 1 fois
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La bourse ?

Message  pierre le Jeu 16 Oct - 13:14:39

la bourse, à l'origine, a été une strcture permettant aux entreprises de pouvoir obtenir des capitaux en vue de leurs expensions auprès de personnes qui y placaient de l'argent en vue de le faire fructifier. Le problème des bourses est double.
1. l'état de l'économie. Lorsqu'une société voit ses résultats flaichir, le dividende versé aux actionnaires baisse vue l'affaiblissement de la rentabilité de la société. Il vend donc puisque son argent ne fructifie plus autant ou, dans les cas extrèmes, il revend ses parts pour ne pas perdre son capital ;
2. la réglementation. Pour que la société puisse trouver facilement et à bon compte des capitaux, les réglementations ne doivent pas être trop restrictive et les coûts d'investissement trop honnéreux.
Le problème est que lorsque l'activité économique se porte bien, la restriction (donc le risque) à l'emprunt s'affaiblit et lorsque la société se porte très bien, l'investissement des actionnaires s'emplifie. Aussi, cette double condition pousse à la fois la société et les actionnaires à en vouloir plus en vue d'obtenir des capitaux plus facilement pour avoir une expension plus rapide et plus de dividende pour s'enrichir plus rapidement.
Ces dernières années, la déviation a été que les sociétés ont été entrainées sur la pente savoneuse du toujours plus de rentabilité qui a entrainé une chasse à une perpétuelle réduction des coûts (d'où délocalisation, réduction du personnel...).
Et de ce fait, le financier a pris, petit à petit, le pas sur l'économique.
le financier ayant pris le pas sur l'économie, les banques ont été entrainées à diversifier leurs avoirs en créant de nouveaux produits déconnectés de l'économie réelle. Pire, des sociétés comme Général Electric, Ford, General Motors, les assurances, ont quitté en partie l'économie réelle pour la finance à des fins de profits exponentiels. Des fonds d'investissement se sont aussi lancés dans la spéculation sur l'économie réelle. Et tout est devenu de plus en plus virtuel.
Le problème de la virtualité, c'est, à l'inverse de l'économie réelle, qu'il est très difficile de la maitriser, surtout que les produits proposés (grâce au crédit facile) sont devenus complétement illisibles. Voyez votre conseiller financier qui, en plus d'une mauvaise formation de base, vend tellement de produits qu'il est incapable de comprendre dans son entièrté sa composition.
Le système financier est donc devenu instable.
Il suffit d'un vent de panique pour que tout s'écroule.
Lorsque les fondements de l'économie réelle sont solides (comme en 1987 et dans les années 90), l'impact sur l'activité économique est réduite (mais pas nulle, surtout dans les années 90). le problème aujourd'hui est que les fondamentaux de l'économie réelle ne sont pas du tout solide. Pourquoi ? L'endettement des entreprises est élevé et la trésorerie quasi inexistante (puisque le crédit était bon marché et quasi illimité). Sans compter que la concurrence s'est démultipliée sur un marché dont l'accroissement est de plus en plus ralentie (pouvoir d'achat en berne en occident, faible pénétration des marchés émergeant pour cause de mauvaise répartition des richesses, nationalisme économique chinois). De fait, la crise boursière devient aussi celle de l'économie réelle.
On passe de la croissance molle à une une récession, et aujourd'hui, de plus en plus d'économistes n'exclut plus une dangereuse dépression.

pierre
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oui, mais...

Message  liegeois le Jeu 16 Oct - 16:13:40

C'est bien gentil tout ça, mais moi, ce qui me dérange là dedans, c'est que des milliers de personnes ont été privées de job au nom d'une rentabilité qui est en train de s'écrouler.

liegeois
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je ne sais plus

Message  ludwig le Ven 17 Oct - 11:36:59

Il y a une dizaine d'années, j'ai investi en bourse mais je me suis fait avoir avec les conseils de mon conseiller financier. Je me suis surtout rendu compte, avec l'explosion de la bulle internet, qu'il n'en savait guère plus que moi. Pourtant, il sortait de Solvay et était un ami. Investis sur le long terme, qu'il me disait. Si les pertes n'ont pas été énormes (je ne suis pas riche), il n'en demeure pas moins que le petit actionnaire est perdant lorsque les cours atteignent des minimums et qu'il y a OPA sur les sociétés ensuite. On te dit : on rachète à ce prix sans discussion. Et toi tu subis. Le principe de l'investissement sur le long terme était encore valable jusqu'à la fin des années 90. Depuis, tout est trop volatile et trop déconnecté de l'économie réelle.

ludwig
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Solvay

Message  gus le Ven 17 Oct - 12:27:23

La réputation de solvay ne tient que par le fait qu'il y a surtout des fils à papa qui y sont et y réussissent.

gus
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le but

Message  alphonse le Ven 17 Oct - 17:28:37

le but de la bourse est la rentabilité. la morale est : plus de pognon au détriment des travailleurs et des contribuables.

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euh...

Message  dudule le Lun 20 Oct - 0:40:09

je pense que plus personne n'y comprend rien.

dudule
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Re: La Bourse, qu'en pensez-vous?

Message  Alotar le Lun 20 Oct - 12:08:11


En poursuivant la réflexion sur les explications fournies par Pierre (voir plus haut – merci à lui), je me demande si on ne pourrait pas comparer la Bourse au Loto.

Si j’ai bien compris ce que Pierre a expliqué, le but des firmes est de trouver des gens qui leur donnent de l’argent pour fonder ou améliorer leurs activités à elles les firmes. En clair, le problème pour les firmes est qu’il faut appâter le client investisseur pour que celui-ci leur donne son argent. Apparemment ce n’est pas si simple pour les firmes de trouver de l’argent pour investir. Mais on peut appâter l’investisseur qui avancera de l’argent, en lui faisant miroiter des gains fabuleux.
C’est pour cette raison qu’il y a ce système du deuxième aspect dont je parlais et qui est comme surajouté au but premier de la Bourse. Le but premier de la Bourse était axé sur l’économie, c.-à-d. la promotion de l’activité économique des entreprises : quelque chose qui apporte un plus à tout le monde. Mais le deuxième aspect est complètement déconnecté de cet axe économique, il est axé que sur le financier, il est indépendant du but premier de la Bourse : il consiste à gagner de l’argent en simplement achetant et vendant des actions, indépendamment du sens premier de ces actions, à savoir favoriser l’activité économique . N’y-a-t’il pas là une erreur ?

C’est alors à peu près le même principe que le Loto. L’Etat doit trouver de l’argent pour financer diverses activités (ex. : l’aide aux handicapés, la recherche, etc.). Pour trouver cet argent, l’Etat appâte des gens avec le Loto en leur faisant miroiter un énorme gain. Les gens achètent les tickets , l’Etat reçoit beaucoup d’argent, un gros magot, et après le tirage, l’Etat donne une petite partie du magot au gagnant et garde le reste pour lui.

Donc d’une certaine manière, la question « Que pensez-vous de la Bourse ? » est la même que la question « Que pensez-vous du Loto ? ».

Pour moi le Loto c’est : beaucoup de petits pauvres vont faire (d’un seul coup) un seul gros riche. Et vous ? Que pensez-vous du Loto ? Et par conséquent de la Bourse ? C’est normal ou pas ?
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le lotto ?

Message  ozone69 le Lun 20 Oct - 17:18:03

mais le lotto est basé sur la chance et sert à remplir les caisses de l'Etat. Il est l'illusion des pauvres (je suis pauvre mais je ne joue pas, l'Etat me prend assez d'argent par l'impôt).
la bourse n'est pas basé sur la chance, et il sert à remplir les caisses des banques et des entreprises (je suis pauvre, donc je ne boursicote pas).

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des voleurs

Message  québec le Ven 7 Nov - 17:12:12

Pour moi, les spéculateurs sont des voleurs : de jobs, de capitaux et d'impôts. Une race à éradiquer de la surface de la planête. Jusqu'à quand allons-nous les laisser marcher sur des cadavres ?

québec
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moraliser les marchés ?

Message  ludwig le Sam 8 Nov - 20:32:54

Moraliser les marchés ? Le monde dans lequel nous vivons c'est la dictature de la finance, alors autant espérer que le prochain tyran sera plus sympa, voilà a quoi rime ce vœu pieu. Pourtant mettre un terme à la dé corrélation entre finance et économie réelle est possible. Il s'agirait, au cours de la réunion du g20 du 15 novembre prochain de prendre une mesure simple et unique : L'interdiction de revendre une action moins de six mois après son dernier achat. Ces dernières semaines nous avons pu constater l'échec systématique de tous les modèles de prévision des marchés. Et pourtant les traders comme les analystes continuent de croire en leur capacité de lire l'avenir dans les boules de cristal. Il faut donc une mesure pour rendre leur activité de devin inintéressante ou au moins, moins dangereuse. Horodater et assortir chaque transaction d'une interdiction de revente avant six mois permettrait de remettre les actionnaires à leur juste place au sein de l'entreprise celle d'un investisseur qui ne terroriserait pas celui qu'il est censé aider à se développer. Cette mesure simple et unique représenterait un véritable retour du pouvoir politique. Malheureusement le seul mandat dont se sentent investi nos élus c'est de rendre ce dont ils ont reçu la charge dans le même état où ils l'ont trouvé ; Conserver tout y compris les inégalités et les injustices. Seulement voilà le système s'est grippé, alors il faut innover et arrêter d'essayer de renflouer ce qui nous attire vers le fond sous peine de voir nos états se retrouver avec nos banques en cessation de paiement. Exigeons une véritable solution : mettons un frein à la spéculation en interdisant la revente des actions dans des délais trop courts qui nourrissent la spéculation et incitent les acteurs du marchés à se prendre pour des oracles.

ludwig
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Le grand cinéma

Message  luchien: le Sam 8 Nov - 21:08:27

Le holdp-up du siècle par Michael Moore « Ce renflouement a pour mission de protéger la masse obscène de richesses qui ont été accumulées au cours des huit dernières années…. Laissez les riches souffrir, pour une fois. Laissez-les payer pour ce sauvetage. » Le cinéaste Michael Moore appelle ses concitoyens à agir contre le plan Paulson qu’il juge inacceptable. Par Michael Moore, Common Dreams, 29 septembre 2008 (extrait) Permettez-moi d’aller droit au but. Le plus grand holp-up de l’histoire de ce pays se déroule au moment même ou vous lisez ces lignes. Aucune arme à feu n’est utilisée, mais 300 millions de personnes ont été prises en otages. Ne nous méprenons pas : Après avoir dérobé 500 000 milliards de dollars qui ont été empochés depuis 5 ans par leurs soutiens les profiteurs de guerre, après avoir garni de plus d’une centaine de milliards de dollars les poches de leurs amis les pétroliers depuis deux ans, Bush et ses potes - qui doivent bientôt quitter la Maison Blanche - sont en train de piller le Trésor américain de chaque dollar qu’ils peuvent récupérer. Ils prennent dans le coffre autant qu’ils pourront en emporter en se dirigeant vers la sortie. Peu importe ce qu’ils disent, peu importe les mots terrifiants qu’ils emploient. Ils recourent encore une fois à leurs vieux trucs consistant à créer la peur et la confusion afin de rester parmi les 1% les plus riche. Il suffit de lire les quatre premiers paragraphes de l’article de la une lundi dernier dans le New York Times, pour comprendre la réalité du contrat proposé : « Au moment même où les responsables politiques travaillent sur les détails d’un plan de sauvetage du secteur financier de 700 milliards, Wall Street commence à chercher le moyen d’en tirer profit. Les entreprises financières ont exercé un lobbying afin que toutes sortes d’investissements en détresse y soient inclus, en plus de ceux qui sont liés aux prêts hypothécaires. Dans le même temps, les firmes de gestion d’investissement intriguaient pour que leur soient confiés les actifs que le Trésor prévoit de sortir du bilan des établissements financiers, un rôle qui pourrait leur faire gagner des centaines de millions de dollars par an. Personne ne veut rester à l’écart de la proposition du Trésor pour acheter les actifs douteux des établissements financiers. » Incroyable ! Wall Street et ses soutiens ont créé ce gâchis, et maintenant, ils prétendent faire le ménage en s’en mettant plein les poches. Même Rudy Giuliani fait pression pour que son entreprise soit retenue (et payée) pour « consulter » durant le sauvetage. Le problème, c’est que personne ne sait vraiment ce que cet « effondrement » signifie. Le secrétaire au Trésor Paulson a admis lui-même qu’il ne connaît pas le montant exact nécessaire (il tout simplement sorti ce chiffre de 700 milliards de sa tête !). Le responsable du Congressional Budget Office a déclaré n’avoir pas trouvé de raison à ce montant et ne pouvoir l’expliquer à quiconque. Pour autant, ils crient que la fin est proche ! Panique ! Récession ! La grande dépression ! Le bug de l’an 2000 ! La grippe aviaire ! Il faut voter le projet de loi sur le sauvetage aujourd’hui ! Le ciel nous tombe sur la tête ! Le ciel nous tombe sur la tête ! Il tombe pour qui ? RIEN dans ce plan de « sauvetage » ne fera baisser le prix de l’essence que vous mettez dans votre voiture pour aller travailler. RIEN dans ce projet de loi ne vous protégera contre la perte de votre maison. RIEN dans ce projet de loi ne vous donnera une assurance maladie. L’assurance maladie ? Mike, pourquoi en parler ? Qu’est-ce que cela a à voir avec l’effondrement de Wall Street ? Cela a tout à voir. Ce soi-disant « effondrement » a été déclenché par les défaillances massives et les saisies provoquées par les crédits hypothécaires. Savez-vous pourquoi tant d’Américains sont en train de perdre leurs maisons ? A en croire les Républicains, c’est parce que trop d’idiots de la classe ouvrière ont souscrit des prêts qu’ils ne pouvaient pas assumer. Voici la vérité : La raison numéro un pour laquelle les gens sont ruinés c’est à cause des dépense de santé. Permettez-moi de l’exprimer clairement : Si nous avions eu une assurance santé universelle, cette « crise » des crédits hypothécaires pourrait n’avoir jamais eu lieu. Ce renflouement a pour mission de protéger la masse obscène de richesses qui ont été accumulées au cours des huit dernières années. C’est pour protéger l’élite des actionnaires qui possèdent et contrôlent l’entreprise Amérique. C’est pour s’assurer que leurs demeures, leurs yachts et leur « style de vie » ne soient pas remis en causes tandis que le reste de l’Amérique souffre et se bat pour payer ses factures. Laissez les riches souffrir, pour une fois. Laissez-les payer pour ce sauvetage. Nous dépensons 400 millions de dollars par jour pour la guerre en Irak. Qu’ils mettre fin à la guerre immédiatement et nous fassent économiser 500 milliards de dollars supplémentaires ! Je dois arrêter d’écrire et vous devez arrêter de me lire. Ils organisent ce matin un « coup » dans notre pays. Ils espèrent que le Congrès agisse vite avant qu’il ne prenne le temps de réfléchir, avant que nous ayons une chance de les arrêter nous-mêmes. Alors, arrêtez de lire et faites quelque chose et faites le MAINTENANT !

luchien:
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La crise

Message  jean françois le Sam 8 Nov - 21:14:27

Le régime capitaliste est devenu tellement malfaisant que ni les maîtres de la finance, ni les partis politiques qui les servent ne se présentent jamais à visage ouvert comme des défenseurs du capital. Il leur arrive même de se réclamer d’on ne sait quel socialisme. Cette étroite aristocratie de notre temps s’efforce d’exploiter jusqu’aux limites du possible la masse des travailleurs salariés. Parallèlement, elle s’applique à subordonner le peuple tout entier et la vie même du pays à son bon plaisir ou, pour mieux dire, à ses intérêts égoïste. A ce stade du développement, la contradiction entre le capital et le travail s’exacerbe ; Les luttes des travailleurs se développent. D’autres catégories de la population, dans les villes et les campagnes, expriment un mécontentement grandissant et, pour certaines d’entres elles, entrent dans l’action. En France ,le changement politique depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy, a marqué une étape décisive dans la voie du capitalisme monopoliste d’Etat, une adaptation des structures politiques à la situation nouvelle « la mise en place d’une nouvelle forme de l’Etat, personnelle et autoritaire ».Dans ce système, les principales attributions du pouvoirs sont aux mains d’un personnage –lui-même.qui tranche et décide de tout sans avoir aucun compte à rendre devant le parlement ou tout autre organisme .C’est lui qui dirige le gouvernement. La mainmise de ce pouvoir sans contrôle s’exerce sur les grandes administrations, sur l’armée et la police, sur le secteur public et nationalisé, sur la télévision et la radio, et plus généralement sur l’ensemble de la vie nationale. Cependant, quelles que soient la puissance et la les différents moyens mis en œuvre par l’Etat, l’incapacité du capitalisme monopoliste d’état à assurer le progrès de la société française est de plus en plus évidente. « La société française est en crise ».mais la crise qui frappe aujourd’hui notre pays est différente. Elle n’affecte pas seulement l’économie et elle n’est pas le prélude à une période d’essor .Il s’agit cette fois, d’une crise profonde, globale, est surtout durable. Nous sommes arrivés à un moment où le capitalisme ne doit plus être le maître du monde. Cette crise atteint profondément l’économie nationale. D’énormes capitaux accumulés sont gelés au lieu d’être investis fautes de pouvoir donner le taux de profit exigé par les détenteurs. Des branches de l’industrie sont démantelées, et des régions entières sont voués à l’abandon, les gaspillages, les déséquilibres qui en résultent se sont accompagnés de la dégradation des conditions de vie et de travail de la majorité des hommes et des femmes. Elle est sociale : Les monopoles et leur pouvoir ont étendu l’exploitation, au-delà de la classe ouvrière, à toutes les couches laborieuses, si bien que des millions de travailleurs manuels et intellectuels se dressent contre les conséquences d’un régime qui nuit gravement à leurs intérêts. Elle est morale :la recherche de l’argent par n’importe quels moyens ,engendre le développement des conflits, de la criminalité, etc.… Elle est idéologique : parce que les dirigeants capitalistes, sont hostiles aux idées de progrès qui favorisent la lutte. Elle est aussi politique :Le grand patronat et l’état, pour maintenir leur régime, recourent de plus en plus à l’arbitraire, dénient aux citoyens la moindre participation aux décisions qui les concernent, décident en toutes choses par voie d’autorité, ce qui a pour conséquence de renforcer l’aspiration à un régime politique différent. La crise atteint même l’appareil de l’état (administration, magistrature, armée, police, éducation nationale, etc…) l’on voit désormais des hommes et des femmes percevoir la contradiction entre ce que le pouvoir leur demande et l’intérêt général qu’ils veulent servir. La politique Sarkozienne s’inscrit dans la stratégie mondiale des sociétés multinationales et de l’impérialisme, qui cherchent à garder leurs profits et leur puissance dans la situation nouvelle. En vue de s’adapter à la crise les multinationales procèdent, entre autres moyens, à ce qu’on appelle le redéploiement, c'est-à-dire au transfert d’une partie de leurs activités dans les secteurs du monde où le taux de profit est le plus élevé. A cet effet, le pouvoir Sarkozien prêche et pratique l’austérité sous toutes les formes pour les travailleurs et leurs familles ; il organise un chômage massif et durable ; il appauvrit et ruine par centaines de milliers les exploitants familiaux de l’agriculture, les artisans et les commerçants ; il subordonne la recherche, l’enseignement général et la formation aux intérêts du grand capital. Il assure aux monopoles des profits fabuleux en finançant leurs activités par des prélèvements sur les fonds publics et en leur accordant des exonérations exorbitantes. Bien entendu, le pouvoir de la grande bourgeoisie et les partis qui les soutiennent s’évertuent à inventer d’autres explications à la crise, à sa profondeur et à sa durée. Leur arguments se répètent ou varient au fil des années ; Une formidable campagne, entre autres, a été organisée et elle se poursuit pour faire croire que la crise est essentiellement provoqué par la hausse du pétrole et par la crise des subprimes, mais cette crise est antérieur à ces faits. Mais les manifestations et les conséquences de la crise du système capitaliste sont très différentes selon les pays, chez nous, les plans successifs élaborés par le pouvoir Sarkozien-chacun peut le constater- sont invariablement axés sur des mesures tendant au freinage de la consommation par le chômage, la pression sur les salaires et les prestations sociales, la hausse des prix en même temps que sur le soutien des monopoles à coup de milliards. En conclusion : La crise met en évidence la nécessité pour la France d’un nouveau type d’organisation sociale.
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Intérêts bancaires contre pouvoir d'achat

Message  pierre le Mar 11 Nov - 13:47:22

Les intérêts bancaires contre le pouvoir d’achat « Par essence, la création monétaire ex nihilo [à partir de rien] que pratiquent les banques est semblable (je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici) à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents. » Maurice Allais. Prix Nobel d'économie pour une loi donnant aux européens le contrôle d'une monnaie publique sans intérêts Parce qu'un autre monde est impossible avec la monnaie à intérêts… Privilèges hérités de l'Ancien Régime, les intérêts sur la monnaie privée perçus par les banques doivent être abolis. Relevant d'un abus de pouvoir inadmissible, les intérêts sont semblables aux taxes que les seigneurs féodaux prélevaient sur la circulation des marchandises. Les droits féodaux ont été abolis, mais pas les intérêts bancaires. Les rois ont laissé faire les banquiers, la République aussi. Chaque jour, à cause des intérêts qui réduisent le pouvoir d'achat, des commerçants déposent leur bilan, des paysans vendent leur ferme, des gens se retrouvent au chômage, des hôpitaux, des écoles, ne sont pas construits, des étudiants arrêtent leurs études, des familles ne partent plus en vacances, des gens se retrouvent à la rue… Les intérêts sont sans aucune commune mesure avec la réalité du travail effectué par les salariés du secteur bancaire. Une idée reçue à combattre, seuls ceux qui empruntent paieraient des intérêts, et bien non ! Car les intérêts pèsent de tout leur poids sur notre vie au quotidien. Quand nous achetons un bien ou un service, nous payons toujours une part d'intérêts intégrés au prix. En effet, les intérêts liés aux prêts pour investissements sont répercutés dans tous les prix, jusqu'aux consommateurs. Tous, nous payons des intérêts, directement ou indirectement…Même un SDF qui achète du pain. Résultat, des gens s'appauvrissent, tout en travaillant. Les banques réduisent ainsi de 33% le pouvoir d'achat des consommateurs. Les intérêts sur la monnaie sont la première cause d'exclusion et de misère dans le monde. « Libérons la Monnaie » Collectif de Nantes « Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu'une armée debout Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation ». Thomas Jefferson (troisième président des Etats-Unis).

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voilà ce que j'en pense de tout ce cirque !

Message  ronchon le Mer 26 Nov - 19:31:31

Le monde dans lequel nous vivons c'est la dictature de la finance, alors autant espérer que le prochain tyran sera plus sympa, voilà a quoi rime ce vœu pieu. Pourtant mettre un terme à la dé corrélation entre finance et économie réelle est possible. Il s'agirait, au cours de la réunion du g20 du 15 novembre prochain de prendre une mesure simple et unique : L'interdiction de revendre une action moins de six mois après son dernier achat. Ces dernières semaines nous avons pu constater l'échec systématique de tous les modèles de prévision des marchés. Et pourtant les traders comme les analystes continuent de croire en leur capacité de lire l'avenir dans les boules de cristal. Il faut donc une mesure pour rendre leur activité de devin inintéressante ou au moins, moins dangereuse. Horodater et assortir chaque transaction d'une interdiction de revente avant six mois permettrait de remettre les actionnaires à leur juste place au sein de l'entreprise celle d'un investisseur qui ne terroriserait pas celui qu'il est censé aider à se développer. Cette mesure simple et unique représenterait un véritable retour du pouvoir politique. Malheureusement le seul mandat dont se sentent investi nos élus c'est de rendre ce dont ils ont reçu la charge dans le même état où ils l'ont trouvé ; Conserver tout y compris les inégalités et les injustices. Seulement voilà le système s'est grippé, alors il faut innover et arrêter d'essayer de renflouer ce qui nous attire vers le fond sous peine de voir nos états se retrouver avec nos banques en cessation de paiement. Exigeons une véritable solution : mettons un frein à la spéculation en interdisant la revente des actions dans des délais trop courts qui nourrissent la spéculation et incitent les acteurs du marchés à se prendre pour des oracles.

ronchon
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Re: La Bourse, qu'en pensez-vous?

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