LA RUSSIE ET LA COOPERATION MILITAIRE

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LA RUSSIE ET LA COOPERATION MILITAIRE

Message  thierry.F le Sam 18 Oct - 12:36:31



S'adressant à la mi-juin aux participants à l'Exposition Eurosatory 2008, le général d'armée Nikolaï Makarov, chef d'état-major général des forces armées russes, a déclaré: "A partir de 2011, nous élaborerons un nouveau programme d'armements pour la période allant jusqu'à 2020..." Ce programme doit être coordonné au maximum afin qu'il assure "le développement des armements et du matériel de guerre russes dans leur ensemble".
Nikolaï Makarov s'est posé à Paris l'objectif principal suivant: "voir comment évolue le monde entier afin de se tromper le moins possible et se développer en empruntant la voie qui sera incontournable dans les années 2020-2030".
Le monde, par exemple, l'Europe, évolue sur la voie de l'accroissement de la coopération militaire internationale, au lieu de mettre au point et de produire de nouveaux systèmes d'armes séparément dans chaque pays. Ainsi, l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAR) existe en Europe depuis plus de 10 ans.
Cela a permis à l'Europe unie de passer, à partir du nouveau millénaire, à un nouveau schéma d'achat, entre autres, de matériel aéronautique militaire. Par exemple, un contrat signé en décembre 2001 à Bruxelles portant sur l'acquisition de 196 avions de transport militaires A400M pour les forces armées de huit Etats a été conclu directement entre le fabricant Airbus Military et l'OCCAR, et non avec chaque pays séparément.
La coopération spatiale est encore plus étroite en Europe. L'Agence spatiale européenne (ESA) coordonne les programmes nationaux de tous les pays qui y participent.
Comme on le sait, le complexe militaro-industriel russe dépend beaucoup d'entreprises qui se trouvent, depuis peu, sur le territoire de l'Ukraine. Ainsi, les moteurs pour les étages de marche des missiles stratégiques ou des lanceurs qui en sont dérivés sont fabriqués dans des usines de Dniepropetrovsk. D'ailleurs, le travail des entreprises ukrainiennes n'a jusqu'à présent suscité presque aucun reproche.
Certes, la coopération militaire européenne, liée dans une grande mesure aux rapports au sein de l'OTAN, est une chose, et la coopération entre les usines d'armements russes et les entreprises ukrainiennes, qui se sont retrouvées soudainement en "territoire étranger", en est une autre. Quoi qu'il en soit, les réalités présentes sont telles qu'une grande partie de la production militaire russe s'effectue à présent à l'étranger.
A la mi-juin, le premier ministre russe Vladimir Poutine a exigé que soit mis rapidement un terme à la dépendance vis-à-vis de l'Ukraine dans le domaine de la construction de moteurs pour l'aéronautique. Il s'agit, en l'occurrence, d'organiser la production dans des entreprises russes de moteurs pour les missiles de croisière stratégiques de stationnement aérien X-35, X-55 et X-59M, moteurs qui sont actuellement fabriqués en Ukraine.
On comprend aisément le premier ministre russe. La politique incertaine de l'Ukraine, liée à son adhésion éventuelle à l'OTAN, ainsi que la fréquente rhétorique antirusse en provenance de Kiev, obligent les dirigeants russes à envisager une production d'armements et de matériel de guerre réellement indépendante.
Mais faut-il vraiment accélérer les choses? En effet, les entreprises qui exécutent les commandes russes se trouvent dans les régions orientales de l'Ukraine, où la population ne veut pas entendre parler d'adhésion à l'Alliance de l'Atlantique Nord. Sans le soutien de ce territoire, qui est le plus développé sur le plan industriel, il est probablement impossible de parler sérieusement de l'arrivée prochaine de l'OTAN jusqu'en Ukraine.
L'indépendance en matière de production d'armements est chose utile. Mais le partenariat est lui aussi nécessaire, d'autant que, si la Russie rompt ses rapports en matière de missiles de croisière, cela pourrait menacer les contrats sur la production de pièces pour les moteurs des missiles stratégiques intercontinentaux RS-20 Satan, qui constituent l'ossature des forces nucléaires russes de dissuasion de stationnement terrestre. La coopération russo-ukrainienne dans le cadre du programme spatial international Sea Launch, comme beaucoup d'autres choses, pourrait être remise en question.
Mais avant de se demander si la Russie doit ou non produire elle-même toute la gamme des armements modernes dans des volumes suffisants et avec le niveau de qualité requis, voyons si le complexe militaro-industriel est prêt à le faire.
"...Un tiers des entreprises du complexe militaro-industriel essuient des pertes ou sont au bord de la faillite. Encore autant arrivent tout juste à joindre les deux bouts. Et un tiers seulement sont relativement rentables", a déclaré fin juin Mikhaïl Babitch, vice-président du comité pour la Défense à la Douma (chambre basse du parlement russe). Evoquant la production proprement dite, le parlementaire a fait remarquer sans ambages que "le processus de production de systèmes d'armements modernes et de matériel de guerre de quatrième et de cinquième générations prend parfois plusieurs années, par conséquent, sans régler ces problèmes, il ne peut être question de commerce, de planification, d'investissements ou de modernisation de la production".
En parlant de "plusieurs années", Mikhaïl Babitch s'est même montré très optimiste. En effet, si l'on prend l'exemple des systèmes de missiles de DCA S-400 et Pantsir-S1, destinés à riposter à une attaque aérospatiale, il faut déjà compter au moins dix ans. Au cours d'une réunion qui s'est tenue fin mars à Toula, le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov a relevé que les délais d'exécution des contrats pour la livraison du système Pantsir, contrats conclus par le Bureau d'études de Toula, avaient été maintes fois reportés. Le fait est que le concepteur du système et le producteur "ne sont pas parvenus à gérer comme il se doit leurs rapports contractuels avec les entreprises qui coopèrent ainsi qu'avec les fournisseurs".
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Sukhoi - 47 berkhut

Message  msitum le Dim 19 Oct - 1:10:22

Ce zing est tout simplement impressionnant. L'industrie russe redresse fortement la tête depuis l'avénement de Poutine à la présidence. Medvedev suit le mouvement.

msitum
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ça me rappelle...

Message  Le Maste le Dim 19 Oct - 22:18:20

Franchement, cet avion me fait penser aux vaissaux de combat de Star War

Le Maste
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L'Aigle doré

Message  j-luc le Lun 20 Oct - 19:06:51

Ou SU 47 berkhut est ce que l'on appelle un aéronef à voilure inversée. Ce qui lui confère une maniabilité accrue.
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Re: LA RUSSIE ET LA COOPERATION MILITAIRE

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