BREVE HISTOIRE DE LA POLOGNE

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BREVE HISTOIRE DE LA POLOGNE

Message  emarcel le Lun 20 Oct - 20:39:08



L’Histoire de la Pologne commence officiellement au Xe siècle avant même la fondation du Royaume de Pologne par les premiers Piasts, sur le territoire des Polanes. On sait peu de choses sur l'histoire du territoire qui allait devenir la Pologne au Haut Moyen Âge, car il se situait en dehors de l'Empire romain. La Pologne devient, par la suite, au Moyen Âge une puissance incontournable en Europe centrale.
La Pologne ne se forme que dans le contexte de l'histoire médiévale. Auparavant, les archéologues de l'antiquité tardive avaient identifié la zone sous le nom de culture de Wielbark.
Avant la fondation du Royaume des premiers Piasts, des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour des castra (pluriel de castrum), au VIIIe siècle qui attestent de l'existence d'une société organisée des Polanes (Pola, « ceux qui cultivent les champs »). Le lieu de cette implantation est le bassin de la Warta, foyer originel de Grande-Pologne. S'il y a une « capitale », c'est précisément là qu'elle se trouve : Gniezno.
Cette période est relativement calme pour les Polanes, qui peuvent se développer loin des conflits telluriques qui agitent le reste du monde connu (Mérovingiens, Byzance, Expansion de l'islam, Vikings). On note juste le passage des Varègues en bateau : les Polanes ont le temps de se structurer tranquillement, sans armées à leurs portes.
Autour de Cracovie, sont implantés les Vislanes, des tribus cousines, qui s'étendent et entrent en contact avec les habitants de Grande-Moravie, auprès desquels ils trouvent une opposition ferme. Ce sont les Moraves qui l'emportent.
En 863, les missions chrétiennes arrivent dans la région : Cyrille et Méthode parlent de concepts christiques et écrivent l'histoire autochtone (c'est comme cela qu'elle nous parvient).
Au IXe siècle, les Magyars absorbent la Grande-Moravie, les Vislanes se sauvent et, peut-être, fusionnent avec les Polanes.
Quelques figures fondatrices de ces potentats : Siemovit ; Lestko ; Siemomysł.
Poste avancé de l'Occident chrétien face aux mondes orthodoxe (russe, biélorusse, ukrainien), païen (balte), et musulman (turco-mongol), elle est aussi confrontée au Drang nach Osten (poussée germanique vers l'est), qu'il vienne du Saint Empire ou des Chevaliers teutoniques. La dureté des croisades baltes amèna les Lituaniens à s'allier aux Polonais en 1385 (Union de Krewo) face à cette menace germanique. Située au carrefour de plusieurs mondes, et dépourvue de frontières naturelles, la Pologne est extrêmement exposée aux invasions.
Unifiée par Casimir III le Grand, dernier roi de la dynastie des Piast, elle atteint son apogée aux XVe et XVIe siècles, sous la dynastie lituanienne des Jagellons, avec Ladislas II. La Rzeczpospolita Obojga Narodów - la République des Deux Nations - (l'Union de Lublin - 1569), résultant de l'union du Royaume de Pologne et du Grand-Duché de Lituanie, couvre alors un territoire « allant de la mer Baltique à la mer Noire » et jusqu'aux portes de Moscou. Casimir IV de Pologne réunit même brièvement les couronnes de Bohême (1471) et de Hongrie (1490). La Rzeczpospolita Obojga Narodów était dirigée par le roi de Pologne.
En 1683, le roi de Pologne Jean III Sobieski, arrête la dernière grande offensive terrestre turque contre la chrétienté sous les murs de Vienne. En dépit de cet exploit qui sauve l'Europe, la « Rzeczpospolita » est peu à peu victime d'un long déclin, du fait de son système politique paralysant qui donne le droit de veto à chaque membre de la Sejm (Diète), et des nombreuses invasions (suédoises, russes, turques, prussiennes).
La Pologne perd son indépendance à la fin du XVIIIe siècle au cours de la partition de la Pologne, malgré la Constitution du 3 mai 1791, et l'insurrection de Tadeusz Kościuszko en 1794.
En 1798, le dernier Roi de Pologne, Stanislas II de Pologne décède. Son neveu le prince Józef Antoni Poniatowski, fut fait maréchal d'Empire par Napoléon Ier.

Les Légions polonaises formées en Italie par Jean Henri Dombrowski et Bonaparte, d'abord traitées avec désinvolture par le Directoire et le Consulat, finissent par constituer une élite au sein des troupes du Premier Empire. Napoléon Bonaparte ressuscite un État polonais : c'est le petit et éphémère Duché de Varsovie (1807 à 1813) qui ne survit pas à la chute de l'Aigle, mais où le Code Napoléon s'applique jusqu'en 1940.
Tout au long du XIXe siècle, la Pologne vit écartelée, partagée entre la Russie, la Prusse (puis l'Allemagne), et l'Autriche, malgré deux insurrections importantes, en 1830 et 1863 (voir Insurrection polonaise de 1861/1864). Les nationalistes polonais fuient leur pays et se réfugient en France, aux États-Unis ou en Turquie où ils fondent Polonezköy sur les rives du Bosphore.
Elle ne recouvre son indépendance qu'en novembre 1918 sous l'impulsion de Józef Piłsudski. mais la paix fut de courte durée, en effet, la guerre polono-soviétique de 1919-1920 opposa la Russie bolchévique aux polonais, qui combattaient pour défendre leur indépendance, perdue en 1795.
En septembre 1939, l'invasion allemande du 1er septembre déclenche la Seconde Guerre mondiale. La Pologne est à nouveau partagée entre l'Allemagne nazie et son alliée de circonstance : l'Union soviétique (l'invasion soviétique du 17 août 1939).
Auschwitz (environ 1,3 million de morts) et Katyń (environ 20 000 morts) seront respectivement les plus noirs symboles des persécutions nazies et soviétiques. La Pologne subira la politique d'extermination nazie de 1939 à 1945, le pays perd 20% de sa population, victime des purges, massacres et déportations. Les Juifs assassinés par les nazis constituent la moitié des pertes polonaises. Tout cela n'empêche pas les soldats polonais en exil d'apporter leur pierre à la victoire des Alliés, notamment pendant la bataille d'Angleterre, et la campagne d'Italie.
Officiellement classée parmi les vainqueurs, la Pologne ne retrouve pas pour autant la liberté - elle passe d'un régime totalitaire à un autre, avec la bénédiction de l'Occident. Les Soviétiques conservent la partie orientale du pays, peuplée majoritairement de Biélorusses et d'Ukrainiens, annexée en 1939, et le territoire polonais « glisse » vers l'ouest, en absorbant le sud de la Prusse-Orientale, la Poméranie et la Silésie, allemandes depuis plusieurs siècles. Le pays devient une « démocratie populaire » sous la tutelle de Moscou, et membre du Pacte de Varsovie. Il en sera néanmoins un membre atypique, avec un clergé puissant, le maintien de la petite propriété rurale, et une relative liberté d'expression, notamment dans le cinéma.
La période communiste est jalonnée de révoltes ouvrières. En 1956 à Poznan des émeutes ouvrières forcent Khrouchtchev, premier secrétaire du PCUS, à accepter la nomination de Gomulka à la tête du Parti Ouvrier Unifié Polonais. Celui-ci mène, avec l'appui du peuple et de l'armée, une révolution en douceur (décollectivisations massives dans l'agriculture, légalisation des conseils ouvriers, abolition de la censure…). L'intervention de l'Armée rouge visant à réprimer une telle dissidence est évitée lorsque Gomulka déclare que le gouvernement multipartiste qu'il a mis en place n'est ni anti-soviétique, ni anti-communiste. La plus grande des révoltes ouvrières reste celle menée en 1980 par Lech Wałęsa au sein du syndicat non-communiste Solidarność, qui ébranle le bloc soviétique à cause de la réelle opposition au régime qu'il constitue, tout comme l'élection de l'évêque de Cracovie Karol Wojtyła au trône papal en 1978. Le général Wojciech Jaruzelski assure l'ultime reprise en main communiste en proclamant l'état de guerre en 1981 (il déclarera plus tard que cette décision a empêché une intervention de l'Armée soviétique).
En 1989, le pluralisme syndical est enfin autorisé et les élections législatives de juin entérinent la victoire de Solidarnosc. La même année, la Pologne sera l'un des premiers pays du Pacte de Varsovie à se retirer du traité et à former un gouvernement non communiste. Elle adhère, en 1999, à l'OTAN, et en 2003, les É.-U. lui attribuent le commandement d'une zone d'occupation en Irak. Elle intègre l'Union européenne le 1er mai 2004.
À la fin de la même année, le gouvernement polonais par son implication et son soutien apporté à Viktor Iouchtchenko, redonne de l'éclat à la diplomatie polonaise dans les ex-pays de l'est.
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