HISTOIRE SANS FIN DE LA NON-PROLIFERATION

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HISTOIRE SANS FIN DE LA NON-PROLIFERATION

Message  thierry.F le Ven 7 Nov - 12:32:37



Le traité d’interdiction partielle des essais nucléaires empêchait les pays signataires d'effectuer des essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, au-delà de celle-ci et sous l'eau. Il interdisait également les explosions dans n'importe quel autre milieu, si celles-ci étaient susceptibles de provoquer des retombées radioactives sur le territoire d'autres Etats.
Après la signature de ce traité, seules la France (jusqu'à 1974) et la Chine (jusqu'à 1980) poursuivirent les essais nucléaires dans l'atmosphère.
Dans le préambule du traité, les pays qui l'avaient ratifié en premier - l'URSS, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne - avaient exprimé l'espoir de voir ce document contribuer à atteindre l'objectif d'un désarmement général et complet. Malheureusement, ce ne fut pas le cas, mais le traité a certainement joué un rôle important.
L'interdiction de tester les armes nucléaires dans trois milieux a permis de réduire considérablement les contraintes imposées à l'atmosphère terrestre. Les explosions nucléaires souterraines, même puissantes, n'ont jamais produit d'effets aussi négatifs sur l'environnement que les essais effectués sur Terre, dans l'atmosphère et sous l'eau.
Les traités suivants sur la limitation de la course aux armements nucléaires ne furent pas aussi efficaces: en ce sens, c'est probablement le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) signé en 1968 qui fut le moins efficient. Ce document visant à restreindre le club nucléaire aux cinq grandes puissances - l'URSS, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et la Chine - devint bientôt une chimère. Aujourd'hui, en plus de ces cinq grands, l'Inde et le Pakistan possèdent également le statut de puissance nucléaire: ces pays entrèrent dans le club en 1998, après une série d'essais nucléaires effectués parallèlement dans les polygones de Pokharan et de Chagai Hills. Il convient de noter que les premiers essais nucléaires à Pokharan furent effectués dès 1974.
Israël ne fait aucun commentaire concernant les informations selon lesquelles le pays détiendrait des armes nucléaires, mais il ne les dément pas non plus.
En plus de ces pays, l'Afrique du Sud et la Corée du Nord ont également effectué, à des époques différentes, des essais nucléaires.
En plus de ces puissances possédant déjà des armes nucléaires, ou tout du moins qui les ont testées, on trouve aussi des Etats quasi-nucléaires capables de développer eux-mêmes des charges nucléaires dans de brefs délais.
Outre l'Iran, il est également question d'Etats industrialisés non nucléaires, dont le niveau de développement leur permet, en cas de nécessité, de créer des charges nucléaires très rapidement. Il convient de citer, parmi eux, des pays d'Europe de l'Ouest et de l'Est: par exemple, l'Allemagne, l'Italie, l'Ukraine; en Asie: le Japon, la Corée du Sud, en Amérique latine: le Brésil et l'Argentine.
Malheureusement, ce processus est inévitable: le niveau technologique qui était, dans les années 40-50, accessible à un nombre très restreint de leaders mondiaux, est aujourd'hui de plus en plus accessible aux pays en développement, au fur et à mesure de la progression des sciences et des techniques.
D'autres traités portant sur la limitation de la course aux armements nucléaires furent également peu efficaces. Il convient de signaler que la réduction des arsenaux nucléaires n'accroît pas, en elle-même, les garanties de sécurité, au contraire, leur réduction au-dessous d'un certain niveau permet à l'une des parties de compter sur une victoire assurée en cas de guerre nucléaire, et ce, en détruisant les moyens nucléaires stratégiques de l'adversaire par une première frappe inattendue, après quoi les quelques missiles tirés en salve en tant que riposte peuvent être interceptés par un système de défense antimissile.
Comme on le sait, le Traité soviéto-américain sur la défense antimissile (ABM) qui devait devenir, selon cette logique, le principal moyen de prévenir une guerre nucléaire a cessé d'exister: les Etats-Unis s'en sont retirés et déploient actuellement un système global de défense antimissile.
Bref, malgré l'interdiction d'effectuer des essais nucléaires dans trois milieux, en vigueur depuis 1963, et le TNP signé il y a plus de trente ans, nous avons à notre époque les mêmes "chances" de voir se produire une explosion nucléaire que la génération qui nous a précédés. Et ce, pas seulement sur un polygone d'essais.
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prolifération

Message  henri88 le Dim 9 Nov - 3:14:15

je pense que la prolifération de l'arme nucléaire est inévitable à moyen ou long terme parce qu'avec la fin de la suprématie américaine et le déclin de ses capacités d'intervention partout à travers le monde (dues à son affaiblissement économique), des Etats vont pouvoir petit à petit se soustraire à la menace de représailles. Surtout que l'exemple iranien, s'il n'est pas résolu, pourrait pousser d'autres Etats non-recommandables de suivre le même chemin.

henri88
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